jeudi 10 février 2011

Troisième et dernière diffusion

Bonsoir à tous !

A l'occasion de notre troisième et dernière diffusion pour l'année 2010/2011, nous vous avions proposé le film "Un jour sur Terre", un film documentaire de Alastair Fothergill et Mark Linfield.




A nouveau, nous avions réservé à nos spectateurs un buffet 100% bio de chez Biocoop.



Voici ce que vous avez manqué:

  • mélange étudiant (amandes, raisins secs, noisettes..)
  • gressins
  • chips 
  • cookies
  • pain d'épices
  • petits gâteaux au chocolat 
  • bananes séchées
  • jus de pommes 
  • limonade 
  • cola 
  • gâteaux de céréales soufflées
  • petits gâteaux au beurre




L'année prochaine, une nouvelle équipe EcoSaulcy prendra le relais et les projections se poursuivront sans doute. Pour en être informé, n'hésitez pas à venir jeter un petit coup d'œil sur le blog :)

A bientôt !!

Projet cigarettes

Bonjour bonjour =)

Pour nos amis les fumeurs, nous avons imaginé cette petite affiche afin de leur rappeler de déposer leurs mégots dans les vasques prévues à cet effet.




Cette idée nous a été donnée par l'un des professeurs de l' UFR Lettres et Langues, M. Schmale. Celui-ci nous a chaleureusement accueillis pour nous faire part de ses remarques et de ses idées concernant l'écologie au sein de l'UFR LL. Il nous a entre autres fait remarquer le nombre important de mégots qui jonchaient le sol aux abords des vasques.

Nous les avons affichées après avoir demandé l'accord à Mme Morel,. Malheureusement, à peine quelques heures plus tard, elles ont été arrachées. Voilà pourquoi vous ne les verrez sûrement pas. Nous tenions tout de même à vous les montrer. Si vous avez des commentaires à ce sujet, n'hésitez pas ;)

Bonne journée !


samedi 15 janvier 2011

Seconde diffusion : Wall-E

Bonsoir à tous !

Nous profitons de ce premier message de l'année 2011 pour vous souhaiter une très bonne année, une excellente santé et, bien évidemment, la réussite à tous vos examens !!!

Cela fait presque un mois que nous n'avons pas publié. La raison est toute simple : comme vous, nous étions pris dans les révisions des partiels.

Juste avant les vacances, nous avons diffusé Wall-E. Comme à chaque diffusion, nous avons prévu un buffet 100% bio provenant de notre fournisseur préféré : Biocoop. Notre petit mélange sucré/salé a été un franc succès !




La prochaine diffusion, qui aura lieu vers la fin du mois (nous vous donnerons plus de précisions sur Facebook) sera aussi la dernière ! Si vous n'avez pas encore participé à l'une de nos soirées, celle-ci sera votre dernière chance de vous rattraper ;-)

A bientôt !!!

mardi 28 décembre 2010

Compte-rendu de la conférence sur Les valeurs de la Biodiversité

Pour terminer le cycle de conférences grand-public sur la biodiversité, la ville de METZ a invité le 15 décembre dernier Jean-Marie PELT, pharmacien agrégé, botaniste-écologiste et fondateur de l’Institut européen d’écologie (I.E.E). Comme nombre de lecteurs le savent, ce dernier est un éminent conférencier et fervent défenseur de la biodiversité et de ses valeurs. Il nous l’a encore prouvé en animant une conférence (« les valeurs de la biodiversité ») à laquelle nous ne pouvions pas manquer d’assister. Chers amis écologistes, nous vous souhaitons une agréable lecture !


« Les philosophes de tout temps ont toujours prôné avec insistance l’unicité du phénomène vivant et par là même le caractère unique de la vie. En réalité, la vie est fortement diversifiée, elle est bio-diverse ». C’est en ces termes que Jean-Marie PELT a introduit son thème. Puis il a levé le doute quant à la croyance ancienne en l’immortalité des espèces (on entend par « espèce » la faune, la flore et les humains). C’est faux, les espèces sont mortelles. Notre espèce (les humains) est très jeune (environ 200 000 ans) et nous sommes les seuls à pouvoir nous « supprimer » via le suicide. Pour terminer son introduction, il a déploré le fait que l’érosion de la biodiversité (perte des espèces) soit de plus en plus importante : il y a 60 ans, on dénombrait 120 000 tigres, ils ne sont plus que 3 200 aujourd’hui. D’après les chiffres de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (U.I.C.N), on recense actuellement 1 141 espèces de mammifères menacés et c’est la sixième extinction dont l’Homme est entièrement responsable !

Comment fait-on pour exterminer les espèces ?

Telle est la question posée par le conférencier et à laquelle il a donné quelques éléments de réponse.

On déboise les forêts du monde entier, on draine les zones humides, on se lance dans de grands travaux de génie civil qui modifient et séparent les milieux. Les animaux ne peuvent donc plus se nourrir ! Pire, on utilise des pesticides depuis plus de 70 ans. L’utilisation massive de ces derniers tue les fleurs sauvages.

Les conséquences de cette utilisation massive de pesticides ? En moins de 50 ans, 30 à 40% des abeilles ont disparu. C’est dû au fait que ces dernières, qui se nourrissent généralement sur des plantes à fleurs, doivent se reporter sur le pollen et le maïs. Cependant, ces « aliments » sont mauvais pour elles, leur immunité baisse, elles sont donc encore plus sensibles aux pesticides. Elles meurent donc progressivement et leur mort est dangereuse pour l’espèce humaine. En effet, elles sont les agents de la pollinisation. Sans elles, il n’y aurait plus de fruits et légumes !

Cela aurait de graves conséquences pour l’espèce humaine. En effet, les fruits et légumes empêchent la prolifération de « molécules anti-radicaux libres » (molécules très corrosives qui se fixent dans les cellules et les tissus, et qui sont responsables du vieillissement de la peau et des maladies dégénératives telles la maladie d’Alzheimer, de Parkinson ou encore le cancer). Le mieux serait de manger des fruits et légumes bio.

Qu’est-ce que la biodiversité et quelles sont ses valeurs ?

Après avoir constaté avec amertume l’érosion exponentielle de la biodiversité, Jean-Marie PELT nous a expliqué que la biodiversité est une chaîne de causes à effets qui produisent à nouveau des causes et des effets, et ainsi de suite. La plus connue de toutes est la chaîne alimentaire dans laquelle les espèces qui la composent se mangent les unes les autres. Elle corrobore non seulement la loi de la jungle de Darwin (« mangeons-nous les uns les autres ») mais elle a eu pour conséquence une vision pessimiste de la nature. Elle en a malheureusement fortement marqué la société. Marx a vu en elle la justification de la lutte des classes et les libéraux en ont vu la concurrence à outrance. La nature et la société se livrent une féroce compétition. La compétitivité est au XXIème siècle le maître mot de l’espèce humaine. Il faut être le meilleur, dominer les autres et ne pas hésiter à les écraser le cas échéant.

Face à ce constat amer, l’honneur de l’écologie est d’avoir montré qu’il n’y a pas que de la compétitivité ! Tout simplement car la nature s’est régulée, contrairement à l’économie qui ne sait pas le faire. Tout le monde n’a pas mangé tout le monde.

Les valeurs de la biodiversité et de l’écologie sont le PARTAGE, la SOLIDARITE, l’EQUITE, la SOBRIETE  et le LIEN  à la NATURE. Les ressources de la planète sont tout sauf réparties de façon égale entre tous les habitants du monde. Dans quelques années, il n’y aura plus de mines en France. ¼ des Européens vivent en dessous du seuil de pauvreté ! Supprimons donc le futile, le superflu et faisons en sorte de pouvoir manger, aimer et être aimé. Tels sont les besoins primaires indispensables à notre survie. Suivons la règle d’or des Grecs : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que l’on te fasse » et, par « les autres », il n’est pas seulement question des êtres humains, mais également des animaux, des plantes …

En conclusion, nous devons acquérir une nouvelle sensibilité, nous devons admettre qu’il y a de la biodiversité autour de nous et qu’il faut l’apprivoiser. Nous Il nous faut aussi témoigner de la fraternité envers les autres espèces qui vivent autour de nous. Nous sommes agressifs, cupides, méchants et avides de bien matériels. Un simple exemple : 1 900 milliards de dollar sont investis chaque année dans l’armement.

Cela fait 2 000 ans que l’on dit « Aimez-vous les uns les autres » mais cela ne fonctionne pas, tout simplement parce que nous n’avons jamais essayé. Rêvons d’un monde dans lequel il n’y aurait plus de guerres, plus de chômage, plus d’humains morts de faim … Ce serait formidablement différent …

Après avoir lu ce compte rendu, on pourrait se poser cette question :

L’humanité va-t-elle se détruire ?

Eh bien non … Pas si l’on invente une « civilisation de l’amour »…

samedi 11 décembre 2010

Compte-rendu de la conférence sur Les Forêts Naturelles d'Europe


Mardi 07 décembre 2010, nous avons assisté à la conférence traitant des forêts naturelles d’Europe. La conférencière, Annick SCHNITZLER, est Enseignant chercheur à l’université Paul-Verlaine de METZ et spécialiste des forêts et de son étude. Elle milite en faveur d’un retour à l’état sauvage de la nature. Pour elle, l’Homme ne devrait pas l’exploiter mais la laisser s’exprimer. D’où le titre:

            « Forêts naturelles d’Europe : Mieux les connaître pour mieux les protéger »

Elle a tout d’abord choisi de nous parler des forêts puis des mammifères d’Europe, le tout illustré de photos spectaculaires de différentes forêts du monde et de quelques grands mammifères marins malheureusement disparus ou en voie de disparition. Passionnée par son sujet, elle nous a informés des dangers de l’exploitation des forêts par l’Homme et a argumenté avec brio sur la nécessité de laisser la nature « tranquille ». Voici donc un résumé des deux parties. Bonne lecture !

I)                    Qu’est-ce qu’une forêt primaire ?

Une forêt primaire est un écosystème peu exploité de très grandes surfaces en continu où toutes les populations (animaux, végétaux, faune et flore) sont représentées, mais où l’Homme se fait discret.

Les forêts de hêtres font partie des forêts les mieux préservées d’Europe, tout comme les forêts avec des bois morts dont dépendent certaines espèces telles le scarabée et le pic noir (espèce d’oiseau). Néanmoins, le hêtre est fragile et la forêt est donc très pauvre. Ce bois met entre 20 et 30 ans pour se décomposer.

La forêt de la Sainte Beaume, près de Marseille, est une forêt sacrée et protégée, autrefois visitée par les Rois de France.

La forêt de Paiolive, en Ardèche, est protégée et on peut apercevoir une recolonisation de dolines (érosion de calcaire) anciennement cultivées.

Annick SCHNITZLER déplore l’exploitation de ces forêts et pense que les forêts du Sud de la France, souvent le théâtre de nombreux feux en été, ne brûleraient pas si l’Homme n’y touchait pas. La déprise agricole (tout abandon définitif ou pour une longue durée de l’activité de culture ou d’élevage dans un territoire) est donc un atout pour les forêts d’Europe. Lorsque l’Homme se « retire » des forêts, celles-ci reprennent leurs droits ! Des espèces comme le bison d’Europe pourraient revenir par elles-mêmes dans les forêts d’Europe. L’Homme n’a donc pas besoin de les introduire. La condition sine qua non est la non intervention humaine…

Pour répondre au scepticisme de certains auditeurs, elle a parlé de la forêt pluviale sur la Côte Pacifique des Etats-Unis. Cette dernière existe depuis des milliards d’années, elle est unique au monde, il ne gèle pas et il n’y a pas de périodes de sécheresse. C’est là que se trouve une « vraie » plage car elle n’est composée que de bois morts. Tout comme la forêt de Néra, en Roumanie, un trésor de 5 000 hectares où l’Homme n’est jamais intervenu…


II)                  Quelques grands mammifères d’Europe :

Pour mener à bien sa conférence et défendre son point de vue, elle a terminé en nous citant quelques grands mammifères d’Europe parmi lesquels le bison d’Europe, l’aurochs, l’ours, les loups et le lynx.

On ne peut observer le bison d’Europe qu’en Russie. L’aurochs a disparu depuis le XVIIème siècle à cause de chasses excessives. Quant à l’ours, au loup et au lynx, ils sont en voie de disparition. Une seule raison à cela, l’exploitation humaine…

Pour terminer sur une note positive, elle nous a chaleureusement invités à visiter le parc animalier de Sainte Croix qui se trouve à environ 1h30 de METZ.

En conclusion, je vous laisse méditer sur la citation suivante :

« Le sauvage n’est pas inutile et négligeable parce qu’il n’a pas de productivité économique. Il complète le monde humanisé. Il ouvre un ailleurs... » Christin 2007